berlingots

Après Orgnac (on ne peut pas toujours avoir de « l’aven ») nous avons tenté de percer les secrets de fabrication des berlingots, qui sont à Carpentras ce qu’est le melon à Cavaillon ou le nougat à Montélimar.

Voici du reste ce qu’en dit un site spécialisé dans les « douceurs sucrées » :

La petite histoire du berlingot de Carpentras 

 Le berlingot de Carpentras est une douce confiserie mêlant sucre cuit et sucre tiré

Selon la légende, on devrait la célèbre confiserie à un cuisinier de Clément V, Pape d’Avignon: il aurait créé une “issue de table”pour son maître avec des restes de caramel, agrémentés de menthe et de citron, présentés sous forme de bâtonnets détaillé aux ciseaux. Clément V de son vrai nom Bertrand de Goth aurait donc laissé son nom au bonbon ainsi baptisé Berlingot. Pour autant, il ne s’agit que d’une jolie légende… L’étymologie du berlingot viendrait-elle de l’italien « berlingozzo » du nom de longs sucres d’orge ? A moins que le nom provienne du provençal « berlingau » qui signifie « osselet ».

Plus sûrement, nous devons à François Pascal Long, un pâtissier-confiseur de Carpentras le recyclage du sirop des fruits confits qui ont donc donné naissance aux berlingots, d’où leur couleur originelle : le premier berlingot est  en effet rouge (telle est la teinte du sirop de confisage) et parfumé à la menthe. Et c’est toujours le cas aujourd’hui, la tradition est maintenue. L’idée d’une bande blanche décorative dans le berlingot fera une partie de son succès (il s’agit ici de sucre tiré incorporé dans la masse de sucre cuit). Un succès qui ira en s’accroissant à travers l’hexagone grâce à un autre confiseur, Gustave Eysseric qui aura l’idée de proposer les bonbons de Carpentras dans de jolies boîtes métalliques équipées de déshumidificateur. Car l’humidité faisait coller (« péguer » comme on dit ici) les confiseries et leur faisait perdre leur couleur éclatante. Grâce à cette idée ingénieuse, le berlingot de Carpentras s’est exporté partout en France et même au-delà. Le diamant de sucre bicolore devient la coqueluche des grands de ce monde, il rafraîchit l’haleine et éclaircit la voix, il est même recommandé contre le mal de mer !

Les confiseries sont nombreuses à fabriquer le berlingot de Carpentras, jusqu’à son apogée au lendemain de la seconde guerre mondiale où il s’en produisait plus de 2000 tonnes par jour. Mais l’arrivée des bonbons gélifiés  « sonne le glas » des confiseries traditionnelles au sucre cuit. Aujourd’hui, il ne reste que deux producteurs à Carpentras, deux « résistants » : Monsieur Clavel et Monsieur Vial de la Confiserie du Mont Ventoux.

Réhabilitons donc ces jolies confiseries, le vert anis, la menthe rouge, la cerise, la fraise, le melon et même la lavande, qui valent autant voire mieux que les oursons caoutchouteux !

Les photos sont sur —►l’album Windows live

et voici la vidéo :

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